Les enfants exposés à la violence conjugale

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Conséquences

[Références]

Un portrait sommaire

  • L’exposition des enfants à la violence conjugale peut affecter plusieurs sphères de la vie de ces jeunes et mettre en péril leur développement et leur bien-être.
    • Ces enfants vivent en effet significativement plus de problèmes internalisés et externalisés que les enfants vivant dans un environnement familial exempt de violence (Réf.).
  • Il est également important de préciser que chaque enfant est unique et que les conséquences de l’exposition à la violence conjugale sont différentes d’un jeune à l’autre.

  • Les conséquences peuvent varier selon :
    • la fréquence, la durée et la sévérité de la violence à laquelle les enfants sont exposés (Réf.)
  • Bien que de nombreux enfants soient profondément affectés par leur exposition à la violence conjugale, d’autres font preuve de résilience et ne développent pas de problèmes sévères (Réf.).

  • Le tableau suivant énumère les principales conséquences de l’exposition à la violence conjugale chez les enfants.

 

Conséquences sur le plan de la santé physique et mentale

Problèmes de santé physique

  • Troubles somatiques tels que des douleurs physiques, des algies et d’autres maladies sans cause médicale connue (Réf.).
  • Maux de tête ou d’estomac, allergies, affections cutanées, asthme, énurésie, perte d’appétit, perte de sommeil (Réf.).
  • Retards de croissance, problèmes visuels ou auditifs, troubles alimentaires (Réf.).


 

Problèmes de santé mentale

  • Sentiments de terreur, de peur de la mort, de peur de perdre un parent, de rage, de culpabilité, de confusion, de désespoir et d’impuissance (Réf.).
  • Perception du monde comme étant imprévisible, hostile et menaçant (Réf.).

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Conséquences sur le plan des comportements

  • Problèmes externalisés tels que des comportements agressifs, de l’hyperactivité et de l’impulsivité (Réf.).
  • Réactions violentes lors de conflits avec leurs pairs, leurs frères, leurs sœurs et leurs enseignants (Réf.).
  • Comportements de séduction, de manipulation et d’opposition dans leurs relations avec autrui (Réf.).
  • Tendance à mentir, à désobéir, à tricher, à détruire des objets ou à se montrer cruel (Réf.).

  À l’adolescence :

  • Actes criminels (par exemple : voies de fait, viol ou meurtre) (Réf.).
  • École buissonnière, abandon des études, consommation de drogue ou d’alcool, fugues (Réf.).

 



Conséquences sur les plans cognitif et académique

 Problèmes sur le plan académique

  • Faibles performances à l’école causées par des problèmes d’attention, de concentration et de mémoire (Réf.). En fait, 48% des enfants exposés à la violence conjugale éprouvent des problèmes scolaires (Réf.).
  • Absences fréquentes, faible implication dans les activités parascolaires (Réf.).
  • Retard de développement chez les enfants d’âge préscolaire, ce qui les rend plus vulnérables à de futurs problèmes à l’école (Réf.).

 

Problèmes sur le plan cognitif

  • Risque de développer des problèmes verbaux, intellectuels et moteurs (Réf.).
  • Diminution des performances lors des tests de quotient intellectuel.
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Conséquences sur le plan du fonctionnement social

 Problèmes psychosociaux :

  • Difficulté à établir des relations interpersonnelles significatives, que se soit avec des professeurs, des membres de leur famille ou des pairs.
  • Tendance à s’isoler, à refuser de s’ouvrir sur leur vécu ou d’amener des amis à la maison (Réf.). (Plus d’info)

 



Reproduction intergénérationnelle de la violence

  • Les enfants exposés à la violence conjugale peuvent intégrer ce modèle familial et faire des apprentissages erronés sur le rôle des femmes et des hommes dans les relations intimes (Réf.). (Plus d’info)
  • Ces apprentissages augmentent le risque de reproduction intergénérationnelle de la violence dans les futures relations amoureuses ou conjugales de ces jeunes (Réf.).
  • Les jeunes garçons ayant été exposés à la violence conjugale ont 1000 fois plus de chances que les autres jeunes d’agir violemment envers leurs futures conjointes (Réf.).
  • Pour ce qui est des jeunes filles, l’exposition à la violence conjugale durant l’enfance augmente le risque que celles-ci soient à leur tour victimisées dans leur future relation conjugale (Réf.). (Plus d’info)

 

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Trouble d’attention ou SSPT

  • Le syndrome de stress post-traumatique (SSPT) partage certains symptômes avec le trouble d’hyperactivité avec déficit de l’attention (THADA).

    • Les enfants exposés à la violence conjugale souffrant d’un SSPT sont pour cette raison souvent considérés à tort comme affectés d’un THADA (Réf.).



  • Voici une comparaison entre les symptômes de ces deux troubles basée sur certains critères de diagnostic du DSM-IV.


    Tableau 1.   Exemples de critères de diagnostic du THADA et du SSPT

    (Source : Sudermann et Jaffe, 1999)

     

    THADA

    SSPT

    •   L’enfant éprouve souvent de la difficulté à maintenir son attention lorsqu’il exécute une tâche ou lorsqu’il joue.
    •   Souvent, il ne parvient pas à faire très attention aux détails ou commet des fautes d’inattention dans son travail scolaire, au travail ou dans d’autres activités.
    •   Souvent, il ne donne pas suite aux instructions. Il se montre souvent distrait dans les activités quotidiennes.

     

    • L’enfant a de la difficulté à se concentrer.
    • Lors d’activités importantes, l’intérêt et la participation de l’enfant sont nettement réduits.
    • L’enfant manifeste des trous de mémoire au sujet de la violence.

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