Les enfants exposés à la violence conjugale

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Séparation des parents

[Références]
  • Se séparer de son conjoint ayant des comportements violents afin d’assurer sa sécurité et celle de ses enfants peut être nécessaire. Par contre, il est important de spécifier que la séparation ne met pas nécessairement un terme à la violence conjugale. En fait, la séparation peut diminuer la violence conjugale, transformer le type de violence vécue ou augmenter l’intensité de la violence (Réf.).
  • Parmi les femmes ayant été victimes de violence conjugale, 60% ont affirmé que la violence conjugale avait cessé à la suite de la séparation, 40% ont affirmé que la violence avait continué et pour 24% de ces femmes, la violence s’est même intensifiée (Réf.).
  • Selon une étude menée par Humphreys et Thiara (2003), à la suite de la séparation, des femmes ont subi :

    • de la violence verbale et psychologique (76%);
    • des menaces sérieuses (menaces de mort, de viol, d’enlèvement d’enfants, de suicide et de violence à l’endroit des animaux) (41%);

    • des menaces faites à des membres de la famille ou à d’autres personnes (18%);
    • des menaces proférées à leur nouveau conjoint (11%) (Réf.).

  • Dans la plupart des cas où la violence a continué après la séparation, la violence physique a diminué comparativement à celle subie auparavant. Or, cette violence est souvent remplacée par de la violence psychologique.
    • « La violence psychologique post-séparation peut prendre diverses formes telles que la culpabilisation dans le rôle de mère et d’éducatrice, le harcèlement, les menaces de faire perdre la garde des enfants si la femme ne rencontre pas les exigences du conjoint ayant des comportements violents, la culpabilisation relative à la séparation, au démembrement de la famille (Réf.) ».
  • Lorsque les deux parents sont séparés, le conjoint ayant des comportements violents peut aussi utiliser les enfants comme un moyen de maintenir des contacts avec la victime et de continuer à exercer un contrôle sur cette dernière en se servant des échanges et des visites auprès des enfants (Réf.).
  • La majorité des femmes rapportent en effet que la plupart des épisodes de violence post-séparation se sont produits au moment de l’échange des enfants ou lors de contacts téléphoniques ou de courriels avec l’ex-conjoint en rapport avec l’échange des enfants (Réf.).
    • Les conjoints ayant des comportements violents peuvent menacer les mères de leur faire perdre la garde des enfants si elles font des demandes avec lesquelles ils ne sont pas en accord (ex. : visites supervisées). Les contacts avec les enfants peuvent être utilisés par le conjoint ayant des comportements violents pour argumenter, obtenir des informations, faire obstruction, contrôler, abuser verbalement, menacer et, dans certains cas, violenter physiquement les mères ou les enfants (Réf.).
  • Lorsqu’une femme prend la décision de quitter son conjoint ayant des comportements violents, il importe qu’elle s’assure de sa sécurité et de celle de ses enfants en allant chercher l’aide appropriée.
  • Rappelons également que le fait de rester avec un conjoint ayant des comportements violents représente un risque sérieux pour le développement et le bien-être de la femme et de ses enfants.

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