Les enfants exposés à la violence conjugale
Le thème de la violence conjugale est abordé sous l'angle de la violence exercée par les hommes envers les femmes, celles-ci étant les victimes dans la majorité des cas.
Selon le ministère de la sécurité publique du Québec, la violence conjugale correspond à 22% de l’ensemble des agressions commises contre la personne (Réf.).
Une étude menée auprès des femmes québécoises est arrivée aux résultats suivants :
Au cours de l’année précédant l’enquête :
12,6% des femmes (environ 230 000 femmes), ont été victimes de comportements contrôlants ou humiliants de la part de leur partenaire;
66,2% des femmes (environ 1 203 000 femmes) ont subi de la violence verbale (Réf.).
Au cours des années 1995 à 2000, 101 femmes auraient été tuées par leur conjoint, ex-conjoint ou ami intime (Réf.).
Des études révèlent que la violence conjugale est également vécue par certains hommes. Certaines recherches indiquent même que les femmes pourraient être aussi violentes que les hommes. La question de la symétrie en situation de violence conjugale mérite cependant d’être examinée plus attentivement. En effet, les dynamiques de violence, l’intention derrière le geste violent ainsi que les conséquences sur la victime diffèrent selon le sexe de cette dernière (Réf.).
La violence vécue par les femmes est souvent plus sévère que celle exercée envers les hommes, celles-ci étant plus à risque de subir des blessures graves.
Les femmes sont plus susceptibles de craindre pour leur vie et de développer des symptômes d’anxiété et de dépression.
Plusieurs femmes posant un geste violent sévère à l’endroit de leur conjoint le font pour se défendre ou pour riposter tandis que les hommes utilisent souvent la violence afin de contrôler leur conjointe (Réf.).
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